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Famille Chaussende : voyage en Amérique du sud
Bien sûr, en une année nous avons changé, comme tout le monde d’ailleurs. Mais le voyage a apporté sa contribution à des évolutions qui n’aurait pas forcément eu lieu.
D’abord, les enfants. Cléo, propre la nuit dès octobre, n’a accepté de quitter sa couche la nuit qu’à l’unique condition d’avoir une chemise de nuit (elle n’avait que des pyjamas). Ça promet ! Elle réussit maintenant à ne pas grimper en haut de nos têtes (dans les bras, ça ne suffit pas) en hurlant quand elle voit un chien ou un chat à deux kilomètres. Elle attend qu’ils soient à 500 mètres. C’est encourageant…Très autonome, elle gère sa petite vie tout seule : s’habiller, manger, se coucher avec Doudou qui ne traîne jamais très loin.
Lilas a appris à nager, à faire du vélo. Elle lit très correctement et écrit. Elle plonge parfaitement sous les rouleaux de la mer, sans aucune crainte, même quand c’est impressionnant. Elle sait repérer de loin les boutiques d’artisanat, nous y entraîne et dit d’un air implorant : « ça me ferait tellement plaisir de rapporter ce souvenir ».
Quant à Simon, ses « premiers pas » en surf ont commencé sur les plages de Rio, rien que ça ! Il est définitivement décidé à faire de la capoera en rentrant à Paris depuis qu’il a assisté à un cours. Son pantalon de capoera ne le quitte plus de jour comme de nuit. Tous les arguments sont bons : le soir : « comme ça, les moustiques ne me piquent pas les jambes la nuits ; sur la plage : « mon maillots de bain est trop lourds et me gène », pour les trajets : « comme ça, il y aura plus de place dans mon sac », et la journée, en pleine chaleur, c’est forcément mieux d’être en pantalon ! Il s’entraîne consciencieusement à faire les mouvements appris, à l’heure de mettre le couvert ou d’étudier son français.
Puis, il y a nous. Jules qui s’est fait des dread locks de rasta. Cette coiffure aux apparences négligées demande en fait un entretien et un travail de tout instant : paraffine, cire d’abeille,… Cléo aimerait jouer avec « la pâte à modeler » que son papa a sur la tête et Lilas a déclaré en voyant Jules arriver la première fois avec ses dreads : « Mais pourquoi tu t’es mis en hippy ? ». Cette coiffure ne passera sans doute pas l’Atlantique, trop de boulot !
Valérie a appris, après un grand travail sur elle-même, à ne pas se changer de tee-shirt tous les jours et à ne pas changer intégralement les filles sur le même rythme. Les sacs sont allégés. Elle sait aussi supporter les douches froides, recoudre et ranger quotidiennement plutôt que tous les 15 jours.
Voilà pour quelques changements mais il y en a bien d’autres plus ou moins perceptibles et d’autres encore se feront sentir plus tard, bien plus tard. Des liens forts se sont créés entre nous. On a appris à mieux se connaître, on a appris la liberté, la contemplation. A nous de faire mûrir tout cela pour l’enrichir dans notre future ancienne vie parisienne…
j'ai l'impression que l'aventure touche à sa fin... quand rentrez-vous ?
pour ce qui a changé, je vous le garantis, le plus important est encore à découvrir... vous le verrez, votre façon d'appréhender votre vie familiale et parisienne sera toute différente. Ce regard neuf sur le vie qui avance vous rend plus forts et vous aidera à ouvrir de nouvelles voies en famille.
Vous allez rayonner et dans vos boulots, votre attitude fera de vous des personnes que les autres rechercherons : capacité à prendre du recul, arbitrages judicieux etc...
enfin, gardez un peu de cette "énergie neuve et virege" pour les amis parisiens restés en France, mais qui vous ont suivi à chaque étape.
à bientôt j'espère
Marc et Guénaelle J