Cinq heures de piste à neuf (nous, les parents et les Kitabji) dans un camping-car, dans un vacarme et des tremblements qui rendent toute conversation difficiles, nous amènent à Puerto Natales, destination la plus au sud de notre voyage.
Une hôtel à peine fini nous accueille avec son architecture intérieure moderne et élégante, son sauna, son jacuzzi et la vue sur la mer. Mais en tant que premiers clients, nous essuyons quelques plâtres (les manteaux des enfants sont d’ailleurs régulièrement blanchis par les murs).
Ballades dans les fjords, autre glacier, déjeuners dans des estancias, visite de grotte…un programme tranquille mais bien rempli. Et Noël dans tout ça ? Nous passons le 24 décembre dans un restaurant familiale avec nous comme seuls clients, accueillis par le propriétaire en père Noël, qui nous charme avec sa guitare et sa belle voix, sans oublier sa liqueur verte fluo qu’il a fallu faire semblant d’apprécier. Pittoresque et sympathique soirée…
Le lendemain, panique pour les enfants : mais où sont les cadeaux ? Après une fouille approfondie dans tout l’hôtel, ils les trouvent finalement au dernier étage, près d’une cheminée. Ouf, le père Noël ne les avait pas oublié !
Par valou et jules
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Vendredi 29 décembre 2006
A sept, nous traversons la frontière vers le Chili, une nouvelle fois avec tout les fruits, légumes et autres viandes interdites à l’importation, planqués dans tout le camping-car (c’est Martine et Valérie qui ont fait les courses, imaginez les quantités !). Nous allons vers l’un des plus beaux parcs d’Amérique du sud, pour y passer quatre jours. Nous longeons dans un hôtel plein de charme accessible seulement par une longue passerelle, au pied des Tours du Paine. Ambiance treck : Cléo sur le dos de Julien (quoiqu’elle se soit tout de même grimpée une belle montée pendant 1h30 à la seule condition : qu’on l’appelle Heidi), les deux autres gambadant avec plus ou moins d’énergie, on crapahute tous les jours pour accéder à différents miradors nous offrant tous une vue éblouissante sur le parc et ses glaciers. Puis il y a les retrouvailles avec Vanina, Emilio et Anne et Vincent Kitabji, ce qui donne l’occasion à chaque rencontre avec eux de goûter et regoûter aux délices du pisco sour.
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Vendredi 29 décembre 2006
Depuis une belle estancia, avec élevage de bovins, de chevaux et de moutons, nous rayonnons trois jours dans les environs du glacier Perito Moreno. Les ballades sont celles du bout du monde : en bateau entre les icebergs bleutés au pieds des grands glaciers, en camping-car pour un barbecue au bord du lago Roca, et puis bien sur, le bouquet final : le Perito Moreno, un spectacle extraordinaire où des morceaux de glaciers s’effondraient dans le lac dans un fracas digne du tonnerre, le tout accompagné d’un délicieux vin blanc …
En pleine nuit, plus ou moins conscients, nous sommes réveillés par notre premier tremblement de terre. Le lit bouge quelques secondes dans un grand fracas, bizarre.
Les enfants ont retrouvés leur Pop’s et leur Mamina et avec eux les vacances. Plus de devoirs, ce qui n’empêche pas Lilas de faire état de ses progrès, notamment en lecture. Nous, nous lisons la presse People et les nombreux magazine de Foot que notre ami Bouli nous a fait parvenir !
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Vendredi 29 décembre 2006
Avant de retrouver nos meilleurs copains, les Balbaud, à El Calafate au bout du monde, il nous fallait notre dose de stress pour mieux apprécier le confort en leur compagnie ! Alors pendant trois jours on passe par des pistes parfois détrempées, où le camping-car patine dangereusement, d’autres pierreuses qui font souffrir toutes la structure et surtout on doit gérer une nouvelle alerte batterie, qui se décharge au milieu de nulle part, avec une tempête de vent mémorable. Mais comme il y a toujours une solution, ça passe…
Bien à l’heure, on retrouve Martine et Henri pour découvrir ensemble le Sud de la Patagonie. Et pour qu’ils connaissent le goût de notre quotidien, on les emmène directement à la sortie de l’avion…dans notre camping pour prendre un bon barbecue.
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En préparant notre voyage depuis la France, nous avions repéré ces chalets suisses, ces immenses forêts et ces multiples lacs qui subliment le paysage. Nous y voilà. En plus, il y a plein de petites plages, il fait encore chaud et comme on est plus les derniers à savoir pique-niquer… La région est très touristique et propose plein d’excursions, mais on les met un peu de côté, nous sommes à la moitié du voyage et il faut parfois gérer les dépenses. On préfère quelques ballades, le paysage est le même et c’est un peu moins chère. Par contre on ne recule pas devant un super asado (une tonne de viande grillée) pour fêter notre retour en Argentine avec ses prix plus doux. Entre petits campings, spots sauvages et places de villages, on passe Villarica, la route des sept lacs, Barilloche, el Bolson. Rien a voir avec l’Altiplano et même si il y a du relief, le camping-car escalade les petits cols à merveille.
Nous zigzaguons au grès de nos envies entre la fameuse route 40 en Argentine et la non moins célèbre Carretera Australe au Chili et ça passe ! A Cohaique au Chili, nous sommes accueillis très chaleureusement par un couple d’amis de Philippe Curt. Dieu que c’est bon un bain chaud pour tout le monde, une magnifique salle à manger avec une baie vitrée du feu de dieu, et un bon dîner riche en échange, pendant que les enfants affalés dans la chambre regardent un DVD. Derrière chaque camping-cariste sommeille un fan d’un peu de confort !
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Parce qu’on voulait dire au revoir au Pacifique, on a parqué notre Casita rodante dans un petit port et on s’est offert un dernier céviche (poisson cru mariné). De gros lions de mer ventripotents, habitués des quais car bien nourris, on épuisés l’espace mémoires de notre appareil photos. Il faut dire que Simon se lance dans le reportage animalier et a compris la fonction film de l’appareil…C’est assez captivant ! Plus dans les terres, nous croisons sur une petite place baignée de soleil, et agrémentée de quelques palmiers, le père noël en personne, en tenue, qui devait avoir chaud. Noël en été, loin de toute frénésie.
Comme le pays est immense et varié, il y a aussi des chutes d’eau, comme ça, au bord d’une petite route, alors, comme on a le temps, on s’arrête pour pique niquer.
Par valou et jules
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On nous réclame souvent des nouvelles de notre vie en camping-car, alors voilà… Le rythme est vraiment repris. Nous nous camping-carisons de plus en plus. Valérie a enfin adopté le fameux duo « Birkenstok-chaussette » sans toutefois ajouter le short, un pantalon est encore de rigueur. Quant à Julien, il est passé à l’étape supérieure : claquette-chaussette , voire même avec un pantacourt par temps de pénurie d’habit propre. La classe !
Et pour certains déjeuners, quoi de plus pratique dès que nous avons faim de se poser au bord de la route et d’installer la table juste à côté pour ne pas avoir à se déranger. En même temps, cela nous permet d’adresser des petits signes de mains de convivialité aux automobilistes qui nous le rendent bien...
Le chauffage/ chauffe-eau ne marchant plus, les douches se réduisent au minimum. Petites toilettes de chat de temps en temps et on attend le camping pour un vrai décrassage.
Par contre, aucun compromis pour le camping-car. Il est nettoyé comme un sou neuf tous les jours. C’est vital dans 10 m² à cinq. Et malgré un rangement permanent (si, si c’est vrai, on est plus ordonné qu'avant), on a toujours une impression de foutoir. Mais bon , on s’y sent bien dans notre petite maison roulante…
L’atmosphère y est bonne. Les enfants jouent beaucoup ensemble et ne se disputent que rarement. Simon pense moins à embêter ses sœurs, Lilas progresse vite dans l’apprentissage de la lecture des syllabes, Cléo est obsédée par le Dulche de Leche (sorte de caramel mou) et nous, on s’aime toujours.
Par valou et jules
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L’arrivée à Val Paraison, via Vina des mar, nous ramène à un monde proche de ce que nous connaissons :des joggeurs et joggeuses avec ipod en walkman, des terrains de tennis, des centres de spa, tout ça dans une ville résidentielle et chic, avec pour toile de fond le soleil et la mer. On se croit dans une série américaine.
Valparaiso est tout autre chose : plus fouilli, plus pauvre, plus coloré. Nous escaladons en bus (c’est moins fatiguant) ses collines pour aller jusqu’à la maison de Pablo Neruda. Simon note sur un carnet tous les détails de cette déco invraisemblable pour pouvoir aménager le club qu’il a décidé de construire en Corse pour lui et ses copains (et les filles mais uniquement sur inscription).
Nous avons le droit au passage à des danses folkloriques. Tout à coup, les danseurs invitent les spectateurs. Ouf, j’ai Cléo dans les bras, je n’aurai pas à me mettre en scène. Quant à Julien, le rythme de ces danses ne lui permet pas de se lancer dans son célèbre breakdance.
Une ballade à pied de deux heures nous ramène au camping-car. Nous avons vraiment apprécié cette ville.
Nous avons envie de voir l’autre maison du poète, à Isla Negra, plus au sud sur la côte. Le site est exceptionnel et la déco délirante, on se voit vivre dedans. Pour plus de détails, demandez à Simon les plans !
Par valou et jules
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Après de nombreux kilomètres de désert avec un paysage où s’alternent d’importants complexes miniers semblant perdus au milieu de nulle part et la beauté sauvage des dunes et rochers, nous atteignons le parc national Pan de Azucar, au bord du Pacifique.
C’est le début d’un parcours côtier.
Avec l’été qui arrive et le soleil qui ne se couche pas avant 20h30, une forte impression de vacances nous envahit. Les plages se succèdent allant de la petite crique de sable blanc avec la mer turquoise, à la grande plage sauvage face à l’océan agité. Une constante : l’eau est toujours aussi froide.
Deuxième jogging du voyage pour Jules qui a mis ses activités sportives entre parenthèses jusqu’à maintenant. Le soleil, les routes asphaltées (et en bonne état !), les plages, la bonne santé du camping-car lui fait répéter dix fois par jour : « j’adore le Chili ! ». Seul hic : l’accent des chiliens nous semble incompréhensible et la vie est chère. . Nous limitons donc nos dépenses à l’essence et les courses alimentaires. Pour le reste : camping sauvage et gestion drastique du panier de linge sale (la lavanderia est hors de prix).
Avant d’aborder une étape plus urbaine, nous faisons un stop de deux jours aux thermes de Socos, en pleine nature, où les enfants profitent largement des eaux, à vrai dire, moyennement chaudes.
Par valou et jules
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Mercredi 22 novembre 2006
Ah le belles plages d’Arica (au nord du Chili) ! Pour la seconde fois de notre voyage, nous plongeons dans la mer avec bonheur. Pas très longtemps tout de même car nous avons rendez-vous à San Pedro de Atacama avec des copains, rencontrés en Bolivie, dont le enfants ont l’âge de Simon et Lilas.
Fait marquant : nous avons fait un plein dans un supermarché. Quelle joie d’être en face à des rayons remplis de produits divers et variés, de trouver de la coriandre, du fromage, même s’il n’est pas bon, du saucisson, du chocolat pour accompagner le café ; miam !
Le désert de l’Atacama, un des désert les plus arides du monde, nous accueille avec un soleil de plomb. Et là, autre fait marquant : Jules cède pour la première fois du voyage le volant à Valérie. Mais soyons clair sur le contexte : Julien avait un furieuse envie de dormir, il ne restait qu’un cinquantaine de kilomètres à faire, la route était droite et il n’y avait que du désert autour, pas un arbre en vue…
L’arrivée à San Pedro nous permet de profiter de l’ombre des arbres de la place centrale. C’est là que nous rencontrons nos amis. Nous nous installons ensemble, pas loin du centre de San Pedro. Pour les enfants, c’est la fête, ils jouent ensemble dans la poussière omniprésente, se créent des mondes à eux, s’échangent les jeux. Pour les grands, c’est discussion, dîner au calme, un lendemain avec mal de tête. Nous n’avons vraiment plus l’habitude de boire !
Un petit levée à 3h45 du matin pour aller voir les geisers de Tatio conclut notre séjour. Rien à dire, c’était beau….
Par valou et jules
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